Prix des crevettes : guide complet
L’autre soir, au rayon poissonnerie, je me suis retrouvée complètement bloquée devant les étiquettes. Deux barquettes de crevettes roses, côte à côte, avec une différence de presque 8 euros au kilo. Même couleur, même taille en apparence, même emballage presque identique.
J’ai fait un calcul rapide dans ma tête — enfin, j’ai essayé — et je suis repartie avec celle du milieu sans vraiment savoir si c’était la bonne décision. Ce genre de situation, ça arrive bien plus souvent qu’on ne voudrait l’admettre. Le prix des crevettes varie énormément selon le type, l’origine, l’état de fraîcheur, le calibre. Et sans repères clairs, on navigue un peu à l’aveugle. Ce guide est là pour changer ça. Pour qu’au prochain apéro du vendredi soir, vous sachiez exactement ce que vous mettez dans votre panier — et pourquoi.
Le prix au kilo selon le type de crevette
Commençons par l’essentiel. Toutes les crevettes ne se valent pas au kilo, et ce n’est pas qu’une question de taille. Le type d’espèce, la façon dont elles ont été pêchées ou élevées, leur origine géographique — tout ça joue sur le tarif final. Voici les grandes familles que vous croisez le plus souvent.
Crevettes roses : fourchette de prix au kilo
Les crevettes roses sont probablement celles qu’on achète le plus souvent, presque par automatisme. En grande surface, le kilo tourne généralement entre 12 et 22 euros selon qu’elles sont fraîches, surgelées, cuites ou crues. Les plus abordables sont souvent les surgelées déjà cuites en gros sachet — pratiques pour un plateau improvisé mais pas toujours les plus savoureuses. Les fraîches à la poissonnerie montent plus facilement vers 18 à 25 euros le kilo. Si on achète une barquette de 300 grammes pour deux personnes, ça revient vite. Il vaut mieux calculer au kilo pour comparer vraiment.
Crevettes grises : ce qu’on paie vraiment
Les crevettes grises ont quelque chose de plus discret, de plus honnête presque. Elles sont petites, un peu longues à décortiquer, mais leur goût iodé est franchement incomparable sur une tartine beurrée. Leur prix au kilo est souvent plus élevé qu’on ne l’imaginerait — entre 20 et 40 euros — parce qu’elles sont plus rares, souvent pêchées à la main ou au haveneau sur les côtes de la mer du Nord. En poissonnerie, les fraîches non décortiquées coûtent facilement 25 à 35 euros le kilo. Les décortiquées, quand on en trouve, sont encore plus chères à poids égal parce que la main-d’œuvre est considérable. C’est un produit qu’on achète en petite quantité et qu’on savoure vraiment.
Crevettes de Madagascar : pourquoi c’est plus cher
Les crevettes de Madagascar ont une réputation solide dans les rayons. On les reconnaît souvent à leur étiquette soignée, parfois à un label rouge. Leur prix au kilo oscille entre 18 et 30 euros en grande surface, davantage en poissonnerie ou sur les marchés spécialisés. Ce surcoût s’explique surtout par la traçabilité, les conditions d’élevage encadrées, et le transport depuis l’océan Indien. Le label rouge, quand il est présent, garantit des critères de qualité précis — calibre, fraîcheur, conditions de production. Pas forcément indispensable pour un wok du mardi soir, mais franchement agréable pour un repas qu’on veut soigner.
Crevettes royales et impériales : le haut de gamme
La crevette royale et la crevette impériale, c’est une autre catégorie. On parle de grosses pièces, fermes, charnues, qui se tiennent bien à la cuisson. Le prix au kilo démarre rarement en dessous de 25 euros et peut monter vers 45 euros pour les plus belles pièces fraîches. La crevette impériale des marais charentais est un cas à part : élevée en France, en eau douce et eau de mer mélangées, elle est considérée comme un produit d’exception. On la trouve difficilement hors des circuits spécialisés, et son prix le reflète — souvent au-delà de 35 euros le kilo. Pour un dîner un peu particulier, ça peut valoir le détour.
Crevettes bouquet : le classique des plateaux de fruits de mer
La crevette bouquet, c’est celle qu’on retrouve sur les plateaux de fruits de mer des repas de famille, rose vif, légèrement croquante sous la dent. Son prix au kilo se situe généralement entre 18 et 28 euros selon la saison et le circuit d’achat. En été, près des côtes normandes ou bretonnes, on peut en trouver des fraîches à des tarifs corrects directement chez les pêcheurs. En dehors de la saison ou loin de la mer, les prix grimpent logiquement. C’est une crevette qui se mange simplement, avec de la mayonnaise maison et beaucoup de pain.
Fraîches, surgelées, cuites : le prix change selon l’état
Le même type de crevette peut afficher des tarifs très différents selon la façon dont elle se présente dans le rayon. C’est souvent là que la confusion s’installe au moment de comparer.
Fraîches à la poissonnerie
Les crevettes fraîches achetées à la poissonnerie ou sur un marché sont généralement les plus chères — et souvent les meilleures. On paie la proximité de la pêche, la qualité de conservation, et parfois le conseil du poissonnier. Comptez en moyenne 20 à 35 euros le kilo selon l’espèce. L’avantage, c’est qu’on peut les choisir crues ou cuites selon l’usage prévu, et qu’elles n’ont pas subi de traitement de conservation. Elles se gardent deux jours maximum au frigo, donc on les achète pour les utiliser rapidement.
Surgelées en grande surface
Les crevettes surgelées sont l’option la plus accessible au quotidien. Entre 8 et 18 euros le kilo selon l’espèce et le calibre, elles permettent de cuisiner des crevettes sans se soucier de la date limite. La qualité a beaucoup progressé ces dernières années — certaines surgelées crues de bonne origine valent vraiment le coup pour un sauté ou un curry. Le point de vigilance, c’est le glaçage : certains sachets contiennent 20 à 30 % d’eau ajoutée sous forme de glace, ce qui gonfle artificiellement le poids. Il faut regarder le prix au kilo net, pas brut.
Déjà cuites ou crues : la différence de prix
Les crevettes crues coûtent en général un peu plus cher que les cuites à poids égal, parce qu’elles sont considérées comme un produit plus noble et plus polyvalent en cuisine. Elles permettent de maîtriser la cuisson soi-même, ce qui change vraiment le résultat dans une poêle ou sur un barbecue. Les crevettes cuites, elles, sont pratiques pour un plateau ou une salade froide — mais une fois réchauffées, elles deviennent vite caoutchouteuses. La différence de prix est souvent de 2 à 5 euros le kilo entre les deux formats.
Décortiquées : pratique mais à quel tarif
Les crevettes décortiquées font gagner un temps précieux en cuisine. Mais ce service a un coût : à espèce et qualité égales, le kilo de crevettes décortiquées revient souvent 30 à 50 % plus cher que le kilo entier. Normal — quelqu’un a fait le travail à votre place. Pour un risotto ou une quiche express un soir de semaine, ça se justifie. Pour un plateau de fruits de mer où la gestuelle de décorticage fait partie du plaisir, c’est moins utile.
Les calibres expliqués : 20/30, 30/50, 40/60…
Ces chiffres qu’on voit sur les emballages de crevettes surgelées parlent d’eux-mêmes une fois qu’on comprend la logique. Le calibre indique le nombre de pièces au kilo : un calibre 20/30 signifie qu’il y a entre 20 et 30 crevettes dans un kilo. Donc plus le premier chiffre est petit, plus les crevettes sont grosses — et plus le prix au kilo est élevé. Un calibre 40/60, c’est des crevettes petites ou moyennes, souvent moins chères, très bien pour une sauce ou une soupe. Un calibre 10/20, c’est des pièces imposantes, idéales pour griller à la plancha ou servir en entrée. Connaître ce système, c’est éviter de payer le prix fort pour quelque chose qu’on n’a pas vraiment choisi.
Crevettes sauvages ou d’élevage : est-ce que ça vaut le surcoût ?
La question revient souvent, et franchement, il n’y a pas de réponse universelle. Les crevettes sauvages — pêchées en mer, souvent sur les côtes atlantiques ou en mer du Nord — ont généralement plus de goût, une texture plus ferme, et une traçabilité plus facile à vérifier. Leur prix est logiquement plus élevé : entre 25 et 45 euros le kilo selon l’espèce et la saison.
Les crevettes d’élevage représentent la grande majorité de ce qu’on consomme en France. Elles viennent souvent d’Asie ou d’Amérique du Sud, sont produites en masse et coûtent beaucoup moins cher — parfois moins de 10 euros le kilo surgelé. La qualité varie énormément selon les producteurs. Un élevage certifié, avec des normes environnementales sérieuses, donnera un produit proche d’une crevette sauvage dans l’assiette. Un élevage intensif sans contrôle, beaucoup moins.
Personnellement, quand je veux vraiment me faire plaisir — pour un apéro soigné ou un repas qu’on prépare avec attention — je préfère dépenser un peu plus pour du sauvage ou du label rouge. Pour un sauté de légumes du mercredi midi, les surgelées d’élevage font parfaitement l’affaire.
Ce que ça coûte selon l’origine
L’origine géographique est l’un des critères qui pèse le plus sur le prix final. Quelques repères utiles.
Crevettes de Madagascar
Les crevettes de Madagascar jouissent d’une image premium en France, et leur prix le reflète. Entre 18 et 30 euros le kilo en grande surface pour les standards, jusqu’à 35 euros et plus pour le label rouge. L’île est réputée pour la qualité de ses eaux et la rigueur de certaines filières d’élevage. Le label rouge malgache est l’un des plus reconnus sur le marché français des crevettes.
Crevettes grises de la mer du Nord
Les crevettes grises de la mer du Nord — celles qu’on trouve à Ostende, en Normandie ou sur les côtes belges — sont parmi les plus chères du marché à poids équivalent. La pêche artisanale, les volumes limités et la demande soutenue expliquent des prix entre 25 et 40 euros le kilo pour les fraîches. En Belgique, elles sont une institution nationale et les prix y sont souvent plus accessibles qu’en France.
Crevettes d’Équateur ou d’Asie
Ce sont les moins chères du marché. Les crevettes d’élevage équatoriennes ou asiatiques (Vietnam, Thaïlande, Inde) inondent les rayons surgelés à des tarifs très compétitifs — parfois entre 7 et 14 euros le kilo. Elles sont calibrées, régulières, pratiques. La qualité gustative est inférieure aux crevettes sauvages, mais pour cuisiner une paella ou un pad thaï, elles fonctionnent bien. Il faut simplement vérifier l’absence de glaçage excessif et, si possible, privilégier les labels de pêche/aquaculture responsable.
Crevettes françaises : l’impériale des marais charentais
La crevette impériale des marais charentais est un produit rare et cher, élevé dans les anciens marais salants de Charente-Maritime. Son prix dépasse régulièrement 35 à 50 euros le kilo, quand on peut en trouver. Elle n’est disponible que sur une courte saison, souvent en automne, et se consomme idéalement grillée avec simplement du beurre et du sel. C’est le genre de produit qu’on commande pour une occasion, pas pour un dîner du mardi.
Les crevettes d’aquarium : un marché à part
Si vous avez cherché « prix crevette » et que vous vous retrouvez ici sans avoir prévu de cuisiner quoi que ce soit — bienvenue dans le club. Les crevettes d’aquarium sont un univers en soi, et leurs prix n’ont rien à voir avec les rayons poissonnerie.
Red Cherry, Amano, Blue Velvet : les prix en animalerie
La crevette Red Cherry est l’entrée de gamme de l’aquariophilie eau douce. Petite, rouge vif, robuste — elle se vend généralement entre 1,50 et 4 euros la pièce selon la qualité de la coloration. La crevette Amano (ou Japonica) est plus grande, transparente avec des points sombres, réputée pour manger les algues dans les aquariums plantés. Comptez entre 3 et 6 euros la pièce. Les variétés plus rares comme la Blue Velvet, la Blue Tiger ou la Crystal Red montent facilement à 5, 10, voire 15 euros l’unité pour les spécimens de grade supérieur.
Où les trouver et dans quelle fourchette
On trouve les crevettes d’aquarium dans les grandes enseignes de jardinage qui proposent un rayon animalerie, dans les animaleries spécialisées, et de plus en plus chez des vendeurs en ligne ou sur des forums d’aquariophiles. Les prix en magasin sont souvent plus élevés qu’entre particuliers. Un lot de 10 Red Cherry en animalerie tourne autour de 15 à 30 euros. Chez un passionné qui les élève chez lui, on peut en trouver à moitié prix. Les espèces rares comme la Bloody Mary ou la Yellow Neon s’échangent surtout entre collectionneurs.
Le saule crevette : l’arbre qui porte bien son nom
En cherchant les prix des crevettes pour cet article, je suis tombée plusieurs fois sur des requêtes autour du « saule crevette » — et j’avoue que la première fois, j’ai cru à une erreur. Non, il s’agit bien d’un arbre. Un saule ornemental aux longues branches retombantes et aux feuilles torsadées qui évoquent vaguement — si on a l’imagination fertile — des crevettes suspendues. Aucun rapport avec l’assiette, donc, mais les questions de prix reviennent souvent.
Prix en buisson vs sur tige
Le saule crevette se vend sous deux formes principales en jardinerie. En buisson, c’est la forme basse et étalée, souvent moins chère : entre 8 et 20 euros selon la taille du pot et la saison. Sur tige, c’est une forme greffée qui ressemble à un petit arbre avec une tête arrondie retombante — le format décoratif le plus courant. Le prix monte alors entre 15 et 40 euros, parfois plus pour les grandes tiges. La version sur tige est idéale en pot ou en jardinière sur une terrasse.
Ce qu’on trouve en jardinerie selon la saison
Le saule crevette se trouve facilement au printemps et à l’automne dans les grandes jardineries. En été et en hiver, les stocks sont souvent épuisés ou très limités. Les prix varient d’une enseigne à l’autre — parfois de 5 à 10 euros d’écart pour la même taille. Si vous le cherchez hors saison, les sites de vente en ligne spécialisés proposent souvent un meilleur choix, avec des prix comparables à la jardinerie.
Récapitulatif : fourchettes de prix des crevettes au kilo
| Type de crevette | État | Fourchette de prix au kilo |
|---|---|---|
| Crevettes roses | Surgelées cuites | 8 – 14 € |
| Crevettes roses | Fraîches / poissonnerie | 18 – 25 € |
| Crevettes grises | Fraîches, non décortiquées | 25 – 40 € |
| Crevettes bouquet | Fraîches ou cuites | 18 – 28 € |
| Crevettes de Madagascar | Surgelées crues | 18 – 30 € |
| Crevettes de Madagascar label rouge | Fraîches ou surgelées | 28 – 38 € |
| Crevettes royales | Fraîches crues | 25 – 45 € |
| Crevette impériale charentaise | Fraîches | 35 – 50 € |
| Crevettes d’élevage (Asie / Équateur) | Surgelées crues | 7 – 14 € |
| Crevettes décortiquées | Surgelées | 12 – 22 € |
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen d’un kilo de crevettes roses ?
En grande surface, une crevette rose surgelée cuite tourne entre 10 et 16 euros le kilo. Fraîche à la poissonnerie, on monte facilement à 18 – 25 euros. Le calibre et l’origine font varier ce prix de façon significative.
Quelle différence entre crevettes roses et crevettes grises ?
Ce sont deux espèces différentes. Les crevettes grises sont plus petites, plus iodées, pêchées en mer du Nord. Elles sont souvent plus chères au kilo que les roses, et leur chair est plus fine. Les roses viennent principalement d’élevages tropicaux ou de Madagascar, elles sont plus charnues et plus polyvalentes en cuisine.
Où acheter des crevettes moins chères sans sacrifier la qualité ?
Les surgelées crues d’origine certifiée (label, indication d’origine précise) offrent souvent le meilleur rapport qualité-prix. Les marchés côtiers en saison permettent aussi d’accéder à des fraîches à des tarifs corrects. Pour les crevettes de Madagascar, les grandes surfaces proposent régulièrement des promotions qui valent le coup.
